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Retirement11 min read · March 2026
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MoneyClarity Editorial
Retirement & Investing · MoneyClarity
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Crise des retraites : votre Plan B commence ici
Important : Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Tout investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Consultez toujours un conseiller financier qualifié avant de prendre des décisions d'investissement.
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Quelque part dans un rapport gouvernemental que presque personne ne lit se cache une projection qui devrait empêcher de dormir tous les actifs français de moins de 45 ans.
Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) — l'organisme officiel chargé du pilotage du système de retraites — a publié son rapport annuel 2024 avec un scénario que les médias ont enterré sous les gros titres des débats sur l'âge de départ. La projection : dans les hypothèses économiques actuelles, le taux de remplacement pour les salariés du privé nés après 1980 tombera d'environ 74 % à 56–58 % de leur dernier salaire net.
Ce n'est pas un chiffre alarmiste sorti d'une publicité pour un produit financier. C'est la propre prévision de l'État.
Traduisons cela en argent concret. Si vous gagnez aujourd'hui 3 000 € net par mois — à peu près le salaire médian d'un cadre confirmé — l'ancienne promesse était une pension d'environ 2 220 €/mois. La nouvelle projection : environ 1 710 €/mois. Un écart de 510 € par mois, soit 6 120 € par an, chaque année de votre retraite.
Si vous vivez 25 ans après avoir raccroché — ce qui correspond à l'espérance de vie actuelle en France pour quelqu'un atteignant 62 ans — cet écart représente au total 153 000 € en euros d'aujourd'hui.
Cet article n'est pas politique. C'est un article de mathématiques. Et les mathématiques disent que vous avez besoin d'un Plan B.
74 % → 56 %
Baisse projetée du taux de remplacement
Rapport COR 2024 — salariés du privé nés après 1980
510 €/mois
Manque mensuel par rapport aux attentes
Sur la base d'un salaire net actuel de 3 000 €
153 000 €
Écart total sur 25 ans de retraite
En pouvoir d'achat actuel — avant ajustement inflation
Pourquoi le système de retraite français est-il sous pression ?
La retraite par répartition repose sur un mécanisme simple : les actifs d'aujourd'hui financent les retraités d'aujourd'hui. Ce n'est pas un compte d'épargne — c'est un système de transfert. Et l'équation qui le fait fonctionner repose sur trois variables :
Le nombre de cotisants
Le nombre de retraités bénéficiaires
Le rapport entre les deux
En 1970, la France comptait 4,2 actifs pour chaque retraité. Aujourd'hui, ce ratio est de 1,7 actif par retraité. D'ici 2040, les projections le situent entre 1,3 et 1.
Aucune volonté politique ne peut changer l'arithmétique démographique. Moins d'actifs pour financer plus de retraités, cela mène inévitablement à l'une de ces trois issues — ou à une combinaison des trois :
Des cotisations plus élevées — Les actifs paient davantage (la France est déjà parmi les champions européens)
Un départ à la retraite plus tardif — La réforme de 2023 a repoussé l'âge légal de 62 à 64 ans
Des pensions plus basses — L'option silencieuse, qui ne nécessite aucune loi : juste de l'inflation et un gel des revalorisations
La troisième option est déjà en cours. C'est le chemin politiquement le plus commode, car aucune réforme à elle seule ne fait la une des journaux. Les pensions s'érodent simplement en pouvoir d'achat, année après année, quand l'indexation ne suit pas l'évolution réelle du coût de la vie.
Ratio actifs/retraités en France
Nombre d'actifs cotisants par retraité bénéficiaire
Based on €200/month investment, 7% gross annual return. Fee drag compounds significantly over time.
1,3 actif par retraité en 2040. Votre pension a un trou.
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L'écart de 510 €/mois : ce que ça représente concrètement au quotidien
Des chiffres comme 153 000 € restent abstraits. Rendons la réalité mensuelle tangible.
Imaginez que vous partez à la retraite à 64 ans. Votre dernier salaire net était de 3 000 €/mois. Avec l'ancien système, vous espériez environ 2 220 €. Selon les nouvelles projections, vous toucherez environ 1 710 €.
Voici ce à quoi ressemble 1 710 €/mois dans une ville française :
Loyer ou remboursement de crédit : 700–900 € (même pour un appartement modeste hors Paris)
Charges + énergie : 150–200 €
Alimentation : 300–400 €
Santé (mutuelle + ticket modérateur) : 100–150 €
Transport : 50–100 €
Reste pour le reste : 60–310 €
Et ce, avant un seul repas au restaurant, des vacances, un cadeau pour les petits-enfants ou une réparation de voiture imprévue. Sans compter que les cotisations de mutuelle complémentaire augmentent chaque année après 60 ans — en 2024, la prime moyenne pour les plus de 65 ans a atteint 1 800 € par an (DREES, 2024).
Le système de retraite a été conçu pour une époque où les retraités étaient propriétaires de leur logement, où la santé coûtait moins cher et où les retraites duraient moins longtemps. Ce monde-là n'existe plus.
Ce que dit vraiment le rapport du COR (et que la plupart des gens ont raté)
Le rapport 2024 du COR compte 350 pages. Voici trois constats qui comptent vraiment — et qui ont été quasi absents de la couverture médiatique :
1. La « génération dorée » touche à sa fin. Les personnes partant à la retraite entre 2015 et 2025 sont la dernière génération à bénéficier des anciens taux de remplacement. Si vous avez moins de 45 ans, vous êtes statistiquement en dehors de cette fenêtre.
2. Les cadres sont les plus touchés. Les pensions de base étant plafonnées au niveau du plafond de la Sécurité sociale (~3 864 €/mois en 2025), les hauts revenus dépendent davantage de la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO). Or la valeur du point de retraite complémentaire perd en pouvoir d'achat : elle accuse un retard sur l'inflation d'environ 0,5 à 1 % par an.
3. Le système est structurellement, et non temporairement, déséquilibré. Même les scénarios de croissance optimistes (1,6 % de PIB par an) prévoient un déficit jusqu'en 2070. Ce n'est pas une crise qui disparaît avec l'amélioration de la conjoncture — la démographie est verrouillée pour des décennies.
Plan B : de combien avez-vous réellement besoin pour combler l'écart ?
Partons du résultat pour remonter à la solution. Si le manque à gagner est d'environ 510 €/mois, vous avez besoin d'un portefeuille d'investissement qui génère 510 €/mois à la retraite — soit 6 120 €/an.
En appliquant la règle de retrait conservatrice de 4 % (standard dans la planification retraite), il vous faut un portefeuille d'environ :
6 120 € ÷ 0,04 = 153 000 €
153 000 €. C'est votre chiffre cible. Cela paraît considérable — jusqu'à ce que vous voyiez ce que l'investissement régulier et les intérêts composés peuvent produire sur 20 à 25 ans.
Constituer votre filet de sécurité retraite de 153 000 €
Versement mensuel à un rendement net annuel de 6,6 % (7 % brut moins 0,4 % de frais)
Assumes varying monthly contributions, 7% avg. annual return (before fees & inflation). Past performance does not guarantee future results.
À 300 €/mois investis régulièrement sur 20 ans :
72 000 €
Vos apports totaux
300 €/mois × 240 mois — argent sorti de votre poche
82 900 €
Croissance composée (intérêts sur intérêts)
La contribution des marchés — qui travaillent pendant que vous dormez
154 900 €
Valeur totale du portefeuille après 20 ans
Au-dessus de l'objectif de 153 000 € — votre écart de retraite est couvert
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300 €/mois. C'est le prix d'un abonnement salle de sport, d'une offre streaming et de quelques commandes de repas à domicile. Redirigée vers un compte d'investissement à faibles frais, cette somme construit un filet de sécurité à six chiffres que votre retraite d'État ne pourra jamais vous apporter.
Et si vous ne pouvez mettre que 200 €/mois ? Au bout de 25 ans, vous atteignez tout de même environ 160 000 € — largement suffisant.
La variable la plus importante n'est pas le montant — c'est le moment où vous commencez.
Pourquoi le PEA est votre meilleur outil (et que la plupart des Français ignorent)
La France vous offre un avantage fiscal spécialement conçu pour cet objectif : le Plan d'Épargne en Actions (PEA).
Après 5 ans de détention, toutes les plus-values réalisées dans un PEA sont exonérées d'impôt sur le revenu. Vous ne payez que les prélèvements sociaux à 17,2 % — contre le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur un compte-titres ordinaire.
Sur un portefeuille passant de 72 000 € d'apports à 154 900 €, voici la différence fiscale :
24 870 €
Impôt sur les gains via compte ordinaire (PFU 30 %)
82 900 € de gain × 30 %
14 259 €
Impôt sur les gains via PEA (prélèvements sociaux 17,2 %)
82 900 € de gain × 17,2 % de prélèvements sociaux uniquement
10 611 €
Économie fiscale grâce au PEA
De l'argent gagné rien qu'en choisissant la bonne enveloppe
10 611 € économisés sur la fiscalité — en plus de l'avantage des intérêts composés. Pourtant, seuls 6,3 millions de PEA sont ouverts en France, et une part significative est vide ou dormante (AMF, 2024). La grande majorité des épargnants français laisse cet avantage inexploité.
Le Plan B en quatre étapes
Si les projections du COR sont même à moitié exactes, les personnes qui vivront bien leur retraite seront celles qui auront préparé un complément privé. Voici la marche à suivre — comptez environ 45 minutes pour tout mettre en place, et ensuite ça tourne tout seul :
1
Calculez votre écart personnel
Utilisez le simulateur de retraite du COR (info-retraite.fr) pour estimer votre pension projetée. Comparez-la à vos dépenses actuelles. La différence est votre chiffre cible. Pour la plupart des cadres, elle se situe entre 300 et 700 € par mois.
2
Ouvrez un PEA chez un courtier à bas coûts
Bourse Direct, Fortuneo ou BoursoBank — tous proposent des PEA sans droits de garde et avec des frais de transaction faibles. Évitez le PEA de votre banque principale : leurs frais sont généralement 2 à 5 fois plus élevés. L'ouverture prend 10 à 15 minutes en ligne.
3
Programmez un versement mensuel automatique en ETF
Choisissez un ETF monde diversifié — l'Amundi MSCI World UCITS ou le Lyxor PEA Monde — et automatisez un achat mensuel. Entre 200 et 400 €/mois est la fourchette idéale pour la plupart des personnes qui visent à combler l'écart de retraite. Moins vous y pensez, mieux ça fonctionne.
4
N'y touchez pas jusqu'à la retraite — et ne regardez pas votre solde tous les mois
L'avantage fiscal du PEA se consolide après 5 ans, mais la vraie puissance vient de 15 à 25 ans de capitalisation ininterrompue. Les baisses de marché sont normales — le MSCI World s'est remis de chaque chute de son histoire en moins de 5 ans. Vérifiez votre portefeuille une fois par trimestre, pas une fois par jour.
Le coût de l'attente
La phrase la plus dangereuse en matière de planification retraite est : « Je m'en occuperai plus tard. »
Chaque année d'attente ne vous coûte pas seulement 12 mois de versements. Elle vous coûte la croissance composée de ces versements sur toutes les années restantes avant la retraite. Voici ce que cela représente pour quelqu'un qui vise 300 €/mois :
Le prix de l'attente — commencer maintenant ou reporter
300 €/mois à un rendement net de 6,6 % — impact d'un report de 1, 3 ou 5 ans
Assumes varying monthly contributions, 7% avg. annual return (before fees & inflation). Past performance does not guarantee future results.
Attendre 5 ans sur 300 €/mois représente environ 47 000 à 55 000 € de valeur finale en moins. Ce n'est pas de l'argent perdu en bourse — c'est de l'argent qui n'existera tout simplement jamais, parce que la capitalisation n'aura pas eu assez de temps devant elle.
Dans cinq ans, vous regretterez de ne pas avoir démarré aujourd'hui. Ce n'est pas une phrase de motivation — c'est ce que montrent les courbes de croissance.
« Mais j'ai une assurance-vie / un PER / un Livret A — ça ne suffit pas ? »
Répondons aux objections les plus courantes :
« J'ai déjà une assurance-vie. » — Tant mieux, mais vérifiez les frais. L'assurance-vie française facture en moyenne 2 à 3 % par an de coûts totaux. Sur un horizon de 25 ans, cette structure de frais peut absorber 30 à 40 % de vos gains potentiels. Un PEA en ETF à bas coûts offre la même exposition aux marchés pour 0,3 à 0,5 % par an. Si votre assurance-vie est uniquement investie en fonds euros, vous gagnez 2 à 3 % brut — à peine au-dessus de l'inflation.
« J'ai un PER (Plan d'Épargne Retraite). » — Le PER offre une déduction fiscale sur les versements, ce qui est intéressant pour les hauts revenus. Mais les fonds y sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas particuliers), et beaucoup de PER facturent entre 1,5 et 2,5 % de frais annuels. Le PEA est souvent un meilleur complément : frais plus faibles, plus de souplesse, et plus-values exonérées d'impôt après 5 ans.
« Mon Livret A, c'est sûr. » — Effectivement. Et il est indispensable comme épargne de précaution. Mais à 2,4 % (taux de février 2025), il dépasse à peine l'inflation. Pour de l'argent dont vous n'aurez pas besoin avant 10 ans ou plus, le Livret A n'est pas une stratégie retraite — c'est une salle d'attente.
« Je ne fais pas confiance à la Bourse. » — C'est compréhensible. Mais voici ce que disent les données : l'indice MSCI World a délivré des rendements positifs sur toutes les périodes glissantes de 15 ans depuis 1970. Cela inclut le choc pétrolier de 1973, l'éclatement de la bulle internet, la crise de 2008 et le Covid. Sur des décennies, le risque de ne pas investir est mathématiquement supérieur au risque d'investir.
Que se passera-t-il si le système est à nouveau réformé ?
Il le sera. La réforme de 2023 (recul de l'âge à 64 ans) n'est qu'un ajustement dans une série qui se poursuivra. Le COR projette que de nouveaux ajustements paramétriques — autrement dit, des cotisations plus élevées, un départ plus tardif ou une indexation plus faible — seront nécessaires au moins jusqu'en 2050.
Mais voici ce qui compte vraiment pour votre Plan B personnel : les réformes touchent la retraite d'État. Elles ne touchent pas votre PEA.
L'argent dans votre PEA croît indépendamment des décisions gouvernementales. Aucun ministre ne peut voter pour réduire le rendement de vos ETF. Aucune réforme ne peut modifier rétroactivement votre capitalisation. Votre portefeuille privé se trouve entièrement en dehors du cycle politique.
Cette indépendance — et non le rendement brut — est la vraie raison de construire un Plan B. Il ne s'agit pas de battre le système public. Il s'agit de ne pas en être entièrement dépendant.
Votre situation est unique — mais pas les mathématiques
Les chiffres de cet article reposent sur des moyennes et des projections. Votre pension réelle dépendra de votre parcours professionnel, de vos trimestres validés, de votre historique de revenus et du régime auquel vous appartenez.
Mais le principe est universel : si vous avez moins de 50 ans et que vous comptez prendre votre retraite dignement, la pension d'État seule ne suffira pas. Vous avez besoin d'un complément. Et plus vous démarrez tôt, moins l'effort mensuel sera important.
Les questions qui déterminent la meilleure approche pour vous sont personnelles : Combien pouvez-vous mettre de côté ? Quel est votre horizon ? Quel niveau de risque correspond à votre tempérament ? Quels placements avez-vous déjà ?
Investir, c'était autrefois synonyme de conseillers coûteux, de tickets d'entrée à 10 000 €, et d'un jargon conçu pour décourager. Cette époque est révolue. Les plateformes dotées d'intelligence artificielle donnent désormais accès à des portefeuilles diversifiés mondialement à partir de 100 €/mois — le type de croissance régulière et composée qui peut combler votre manque de 510 €/mois en quinze ans. Les outils existent. La question est de savoir si vous les utilisez.
Votre retraite vous versera 510 €/mois de moins. Votre Plan B commence ici.
Obtenez un plan d'investissement personnalisé — adapté à votre budget, votre expérience et votre horizon. Gratuit, sans engagement.
Le rapport du COR compte 350 pages de projections, scénarios et mises en garde. Mais la conclusion tient en une ligne : la retraite que vous attendez n'est pas celle que vous recevrez.
L'État ne vous dira pas de préparer un Plan B — ce serait admettre que le système est insuffisant. Votre banque ne vous le dira pas non plus — ses produits profitent de votre inaction. La seule personne qui construira votre filet de retraite, c'est vous.
Les maths sont claires. Les outils existent. La question est de savoir si vous commencez aujourd'hui, ou si vous devenez une statistique de plus dans le prochain rapport du COR.